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Réunion du 15 septembre, La Cantina

François, Cefedem, musique, conservatoire dans l'esprit éducation populaire -> projet d'aller à l'Autre Soie.\ Le Rize, avec des chercheurs résidents, et recherche créative\ Thomas, la fabrique des commmuns pédagogiques - Rencontres internationales de la Classe Dehors. Festival le pas de coté.\ Christophe, Méandres et aussi adjoint de Marc pour le projet\ Marc, initiateur du projet

Discussion :

François: Commment s'approprier les droits culturels en passant d'un modèle descendant à la co-construction. Le conservatoire est toujours, dans les esprits, un lieu de culture "bourgeoise". Il est très difficile de faire évoluer les chose, car à chaque fois qu'une nouvelle offre est faite dans les lieux de culture, ce sont les utiliseurs habituels de ces lieux qui sont les premiers à s'en emparer.\ Rize : c'est peut-être en variant les lieux que l'on peut faire évoluer les choses

Christophe: le processus passé a fait émerger beaucoup de choses, avec des schémas complexes de gouvernance et des instances qui pourraient bien être vides. Du coup, la bonne idée serait peut-être de construire progressivement avec ceux qui font (les personnes présentes) les conditions d'émergence d'une organisation adaptée au projet émergeant. L'idée serait peut-être de se doter d'une organisation indépendante (à terme) pour éviter la fragilité de la dépendance aux structures institutionnelles.

Christophe argumente sur la structure indépendante: 1) c'est compliqué d'installer l'U-Pop au sein de la municipalité (par exemple pour la communication, le service de communication proposait un slogan sans les acteurs concernés). On a comme référence un dispositif au multiples collèges et ... c'est pas facile. 2) Pour chercher des moyens, c'est plus clair d'arbitrer entre les recettes qui arriveraient. 3) En cas de changement de politique dans la municipalité, alors on aura du mal assurer la robustesse du projet. 4) pour la gestion collective, ce sera difficile de rester dans une structure aux règles.

Alain : je pense que c'est une bonne chose d'avoir des relations mais pas de dépendance.

Rize: oui, je pense aussi que c'est la bonne direction, car il va falloir mutualiser des compétences pour assurer des droits culturels. Il faut s'articuler sans être dépendants.\ Marc confirme que c'est une bonne idée. Il faut sans doute s'engager dans la création d'une telle structure et savoir construire la forme convenable. C'est aussi l'occasion de savoir inclure les personnes qui sont hors de ce type d'approche d'éducation populaire. En tant qu'association, ce sera plus facile de mobiliser les acteurs de terrains qui sont en contact avec les personnes habituellement écartées des dynamiques culturelles (art, science, connaissance).

François : on pourrait peut-être imaginer quelque chose d'autre qu'une structure associative.

Alain : la question se pose à plusieurs endroits (L'Ile Egalité) et pourrait faire l'objet d'un chantier -> piste des partenariats public communs.

Le Rize : oui, ça mérite d'être examiné et étudié. D'autres exemples existent.

Christophe : j'accompagne des associations et il faudrait sans doute que les "statuts" d'un collectif.

Marc : Dans nos premiers contacts, les remontées du terrain concernent la demande à la formation pour la mise en place d'organisation.

Florent arrive..

Marc : remarque sur le caractère exclusivement masculin du "vortex"

Marc fait un schéma:

  • Etat des lieux

  • Un vortex (les présents)

  • Un objectif : des terrains pas touchés -> via les maisons de quartiers -> comment on fait des remontées...de la réalité des initiatives venant des quartiers ...

  • Alain propose de partir des initiatives mais en démontrant que tout le monde apprend.

  • Le Rize : on peut s'inspirer d'expériences qui ont montré comment ça pouvait fonctionner -> exemple d'ATD Quart-Monde -> c'est le midi, en faisant la cuisine et en mangeant que l'on apprend à l'évidence.

  • Alain -> le GT 1 du 12 septembre mettait en évidence aussi qu'avoir un lieu de "faire ensemble" est important.

  • François confirme que créer un lieu où on peut commencer l'enquête, en le faisant savoir -> les personnes savent que s'ils ont envie de discuter d'une question alors ils peuvent librement venir dans un lieu de manière informelle.

  • Marc : voir par exemple les ambassadeurs du climat.

  • Le Rize : on peut aussi s'inviter sur des lieux où ces choses fonctionnent pour y apprendre comment ça marche.

  • Christophe, c'est un peu ce que j'ai fait et c'est comme ça que apprendre à monter une association (une organisation) est apparu comme une attente. Christophe va y passer une après-midi pour rencontrer et voir comment leur permettre de se former.

  • Marc, on peut aussi dire que cette approche devienne revendiquée et proposée aux personnes qui ainsi rejoignent, comme acteurs, l'université populaire.

  • Thomas et Christoph confirment que ce serait une façon d'avoir des points de porosité.

  • Marc propose de peut-être documenter l'éthique que nous commençons à dessiner.

  • Christophe ajoute que l'Université Populaire doit apparaître comme plurielle, impliquant la reconnaissance de tous ses acteurs et des valeurs communes qui émergent.

  • Alain indique que la "charte" de l'université populaire se construit progressivement à partir des valeurs partagées et de modes d'organisation qui permettent de les faire vivre.

  • François : j'ai l'expérience avec le CCO sur une co-construction d'un tissu où les fils se croisent pour faire une structure plus solide. Ça fait partie de l'enjeu d'une production de savoirs. Un des rôles de l'U-Pop c'est de savoir mettre en oeuvre le tissage et le valoriser pour tous les fils tissés.

  • Alain file (si j'ose dire) cette métaphore pour indiquer que chaque fil croise d'autres fils dans un processus d'action qui lui est propre mais partagé avec les autres fils croisés. Un fil est un processus vu d'un acteur mobilisé, c'est ce qu'il fait de concret. Ce sont ces processus qui se croisent. La valorisation est donc sur l'ensemble tissé (U-Pop) et les fils (les processus menés par chaque acteur)

  • Christophe : Que fait l'U-Pop en propre : les événements organisés par des acteurs de l'U-Pop ou organisés par le collectif U-Pop.

  • François : comment reconnaître les individus qui agissent en leur nom propre.

  • Florent : comment on fait pour que les personnes non impliqués dans une structure peuvent s'y retrouver car ils ne se sentent pas légitimes.

  • François: quel âge pour les producteurs de connaissance, par exemple si on fait des choses avec l'école primaire ? Comment gérer ça.

  • Marc, il faut en effet intégrer la "société éducative", avec des initiatives comme la classe dehors. Ce sont des choses qu'il serait bon d'investiguer.

  • Thomas indique que dans la classe dehors, les parents, les enfants, les techniciens, les experts invités, etc. forment une communauté d'apprentissage.

  • Florent précise que l'U-Pop doit aller chercher les informations et qu'il est difficile de faire de la veille sur tout ce qui se passe dans tous les fils du tissu et pour le tissu lui-même. Un veilleur global pour l'U-Pop est sans doute nécessaire pour animer le tissage. C'est l'organisation U-Pop qui s'organise pour mettre en place cette veille.

  • Christophe : à quelle fréquence le vortex se retrouve.

    • Christophe : on peut s'organiser en sous-groupes pour explorer des pistes différentes ?

    • Un espace de partage de documents -> Alain partage sa prise de notes et Christophe fait un CR de synthèse.

  • François : il existe des éléments de cartographie sociologique de Villeurbanne pour tenter de rencontrer de nouvelles catégories d'acteur (600 clubs sportifs, les gardes d'enfants, ...).

  • Florent pose la question des personnes en situation de précarité, en situation d'exclusion, qui ne parlent pas la langue encore et qui pourtant ont des profils culturels importants dans leur langue.

  • Marc : oui, on s'intéresse à éviter le zoo humain, mais au contraire d'ouvrir les cages dans lesquelles sont enfermées les personnes les plus isolées et souffrantes.

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